Lorsqu’on dispose d’un cluster de virtualisation Proxmox, il est intéressant de virtualiser les serveurs physiques, pour s’affranchir des problèmes matériel, simplier la gestion (monitoring, backup,..) et augmenter la résilience.

windows server P2V proxmox

Proxmox documente une méthode P2V basée sur Cloudzilla. Cette méthode a le désavantage qu’elle nécessite de devoir redémarrer le serveur, booter cloudzilla via clé USB/DVD, ce qui implique un downtime prolongé et une présence physique pour un branchement manuel sur le serveur. S’il s’agit d’un serveur ancien, le redémarrer peut présenter un risque (erreur de démarrage, problème de RAID, disques,..).

Ces contraintes peuvent être déroutantates et nous partagons une méthode alternative, testée avec succès: il s’agit d’un P2V sur base de l’outil de Sysinternal « Disk2vhd ».

Il faut vérifier si la licence Windows Server utilisée est une OEM (vendue et attachée au hardware physique actuel), ce qui nécessitera une nouvelle licence après virtualisation.

La méthodologie de migration est la suivante:

      • Démarrer en mode « administrator » cmd.exe

      • « mountvol » qui permet d’afficher les partitions cachées (types partition de Recovery, EFI,..) (pour mounter le drive EDI et le mapper; F: doit être une lettre disponible

    "mountvol F: /S" 

    Démarrer Disk2vhd

        • Cocher la checkbox « Use Vhdx ». Laissez les checkboxes « Use Volume Shadow Copy » et « Prepare for use in Virtual Pc » décochés

        • Assurez-vous d’avoir temporairement assez d’espace disque pour la création du .vhdx

      Screenshot 2025 12 31 001152

      Copiez le .vhdx vers un host Proxmox (par exemple via scp, filezilla,..) (par exemple dans /tmp, vérifier l’espace disponible au péralable)

      (optionnel – en fonction de votre version proxmox) convertir le .vhdx en .raw via le shell directement sur le host proxmox, vérifier l’espace disponible au préalable

      qemu-img convert -f vhdx image.vhdx -O raw image.raw

      Créer une nouvelle vm

      OS – Type
      Microsoft Windows
      Add additional drive for VirtIO Drivers.
      System
      Machine – q35
      SCSI Controller Virtio SCSI
      Cocher QEMU Agent
      BIOS OVMF (UEFI)
      Ajouter le disque EFI
      Disks
      Retirer le dsique par défaut
      CPU
      Nombre de core identique au serveur original
      RAM
      Quantité de RAM identique au serveur original
      Network
      Virtio

      Prendre note de l’id une fois la vm créée (‘110’ dans l’exemple ci-dessous)

      Sur PVE 9.1, il est possible d’importer dirctement le .vhdx (sans conversion au format raw ou qcow2) sur votre storage (ceph, zfs,..), ici nommé « Storage »

      qm importdisk 110./server.vhdx Storage

      Allez dans le tab « Hardware » de la vm, attacher un disque « SATA » et Ajouter le disque importé.

      Allez dans la tab « Hardware » et ajouter un VirtIO Block disque de 1 GB

      Allez dans le tab « Hardware » « Options » et ‘enable’ le disque SATA rajouté et le mettre en première priorité

      Démarrer la vm et installer le driver Virtio et les win-guest-tools

      Détacher le disque et le réattacher (Unused Disk 0) comme VirtIO Block. Reitrer le disque de 1 GB

      Changer le bootorder pour utiliser le disque VirtIO

      Démarrer la vm, au boot un checkdisk a typiquement lieu, le laissez tourner.

      (optionnel) Configurer le backup et groupe HA et firewall dans Promox au besoin.

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